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Parkinson, comment bien vivre avec ?

Cent cinquante mille personnes en France sont atteintes de la maladie de Parkinson, une maladie dégénérative résultant de la mort progressive des neurones du cerveau, entraînant lentement une perte du contrôle des muscles.

Les risques liés à Parkinson

La maladie se manifeste soit par une raideur des membres ou d’autres parties du corps, soit par des tremblements. Ces deux symptômes s’aggravent au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, rendant les mouvements de plus en plus difficiles. Les parkinsoniens qui conduisent courent un risque accru d’accidents de collision, en raison de dysfonctionnements moteurs et cognitifs.

Les personnes atteintes de Parkinson connaissent aussi très souvent des périodes de dépression, avec des symptômes de psychose, des hallucinations auditives ou visuelles. Elles sont sujettes à un risque plus élevé de confusion mentale s’apparentant à celle causée par la maladie d’Alzheimer.

La maladie provoque également des troubles de l’équilibre susceptibles de provoquer des chutes.

Conserver son autonomie malgré Parkinson

Faire appel à des aides appropriées pour accomplir certaines tâches comme s’habiller, faire sa toilette, cuisiner… est essentiel pour le maintien de l’autonomie. L’assistance d’une aide à domicile et/ou la livraison des repas par un service spécifique seront les bienvenus.

Pour éviter les chutes, l’agencement des meubles et le désencombrement des passages sont indispensables. L’étude du domicile par un/une ergothérapeute pour prévenir les chutes et faciliter les déplacements par l’adaptation du logement peut faire l’objet d’une prise en charge par différents organismes.

Un service de téléassistance facilitera également le maintien à domicile des malades Parkinson en donnant l’alerte à la moindre chute.

Bien vivre avec la maladie, c’est possible

Les traitements existant aujourd’hui ne permettent pas de guérir la maladie, mais sont en mesure d’agir sur les symptômes, notamment les tremblements (akinésie) empêchant d’effectuer certains gestes aussi simples que se brosser les dents ou boutonner sa chemise.

La chirurgie, qui consiste en une stimulation cérébrale profonde par l’implantation d’électrodes dans la tête, n’est proposée que dans de rares cas. Il s’agit principalement des personnes pour lesquelles les médicaments n’agissent plus. La chirurgie permet d’obtenir un très bon contrôle de la maladie durant cinq ans en moyenne (voire plus).

La partie du cerveau non atteinte doit être préservée le plus longtemps possible au moyen d’une hygiène de vie exemplaire, la pratique d’une activité physique régulière ainsi que des séances de kinésithérapie et d’ergothérapie qui retarderont la perte du contrôle moteur.

Les contacts sociaux permettent de conserver le moral et de rester autonome le plus longtemps possible. L’intervention d’un orthophoniste aidera à rééduquer les troubles du langage induits par la maladie et palliera les difficultés à s’exprimer.

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